SCANDALE | R. Kelly dans la tourmente : le documentaire « Surviving R. Kelly » revient sur les accusations de pédophilie à l’encontre du chanteur

 

Survivre à R.Kelly

surviving-rkelly-the-jasmine-brandLa chaîne américaine Lifetime a diffusé de jeudi à samedi dernier un documentaire – très controversé notamment sur les réseaux sociaux –  d’une durée de six heures et réparti en six épisodes, qui revient sur les accusations de pédophilie à l’encontre de R. Kelly. Des dizaines de femmes dénoncent les actes du chanteur qui aurait créé une “secte sexuelle”.

C’est le documentaire actuellement au centre des conversations aux Etats-Unis. La chaîne câblée Lifetime a jeté un pavé dans la mare en diffusant « Surviving R. Kelly « (survivre à R. Kelly en français), une enquête qui revient sur les accusations dont fait l’objet depuis plusieurs années R Kelly, de son vrai nom Robert Sylvester Kelly. Agé de 51 ans, le célèbre chanteur et producteur de R&B avait été inculpé en 2002 après s’être filmé en train d’avoir des relations sexuelles avec une jeune fille de 14 ans. Malgré des preuves accablantes, il a été acquitté en 2008.

 

Les témoignages

L’équipe de « Surviving R. Kelly » est parvenu à recueillir pas moins d’une cinquantaine de témoignages de personnes ayant côtoyé l’artiste accusé en juillet 2017 par Buzzfeed de séquestrer des jeunes filles dans ses propriétés transformées en harem sexuel.

Capture d’écran 2019-01-07 à 21.08.41D’anciennes choristes racontent notamment avoir été témoins de relations sexuelles entre R. Kelly et trois jeunes filles de moins de 16 ans, dont la chanteuse Aaliyah (décédée en 2001), âgée de 15 ans à l’époque. Des allégations toutefois démenties par la mère d’Aaliyah: Diane Haughton a qualifié ces allégations «d’inventions» et accusé la choriste Jovante Cunningham d’être «une menteuse», selon une déclaration postée sur le compte officiel de la chanteuse.

Ces faits sont passibles de poursuites pénales dans plusieurs états américains, notamment l’Illinois, où résidait R. Kelly, qui est originaire de Chicago. Le documentaire donne également la parole à des femmes qui accusent R. Kelly d’être un manipulateur violent et amateur de très jeunes filles desquelles il exigeait notamment qu’elles l’appellent « daddy » (papa).

Lizzette Martinez, 17 ans à l’époque, assure avoir été victime de harcèlement mental et d’agressions physiques au cours de leur relation, qui a duré plusieurs années. « En abusant de moi de cette façon, il m’a volé ma vie », explique-t-elle dans le documentaire réalisé par Dream Hampton. « Je ne pense pas qu’il comprenne à quel point nous, jeunes filles, sommes impressionnables et à quel point ces épisodes sont traumatiques pour nous. Ils vous changent à jamais ».

 

R Kelly boycotté ?

r._kellyEn mai 2018, la plateforme de musique en ligne Spotify avait retiré de ses playlists tous les titres de R. Kelly, après un appel du mouvement Time’s Up à « couper les ponts » avec le chanteur. Après avoir annoncé se réserver la possibilité d’en faire autant avec tout artiste au comportement jugé «nocif ou haineux», Spotify avait finalement fait volte-face et renoncé à ce boycott.

Quoi qu’il en soit, les chansons de l’artiste ont vu leur nombre d’écoutes augmenter de 16% sur Spotify depuis la diffusion du documentaire. C’est en tout cas ce qu’a rapporté un des représentants de la plateforme du site américain The Blast.

Seul artiste à témoigner dans le documentaire, John Legend a expliqué sur Twitter les raisons qui l’ont poussé à s’exprimer. « À tous ceux qui me disent que je suis courageux d’avoir participé au docu, je ne risque rien, a-t-il affirmé. Je crois en ces femmes et je n’en ai rien à faire de protéger un pédophile/violeur en série ».

De son côté, R. Kelly a décidé d’envoyer une mise en demeure à Lifetime, selon TMZ. Affaire à suivre.

Le documentaire « Surviving R. Kelly »

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